De Gwendoline Soublin
Mise en scène Fiona Chauvin
Avec Adrien Machillot-Daute et Vivien Ruggiero
Regard complice Olivier Letellier
Scénographie Camille Allain-Dulondel
Création son et musique Antoine Prost
Costumes Fiona Chauvin
Assistanat Fahartadji Ahmed-Ibrahim et Noémie Martin
Production Tréteaux de France, Centre dramatique national
Commande du texte par le Théâtre du Quai – Angers, en direction de la classe pilote théâtre des CM2A de l’école Jean-Jacques Rousseau d’Angers
Assis sur un banc à scroller, liker, rire, être ensemble. C’est le lieu de rencontre d’une bande d’ami·es de CM2. Et puis un jour, une vidéo du discours de Robert Badinter. Ses combats, ses mots, ses idées s’invitent dans leurs discussions et leurs propres questions. Car l’Histoire, celle avec un grand H, n’est jamais loin : elle traverse aussi les cours de récréation. Dans ce texte de Gwendoline Soublin, le quotidien d’un groupe d’enfants dialogue avec les notions de justice, de liberté, de courage et d’humanisme.
Que signifie défendre ce en quoi l’on croit ?
Quelle place chacun·e peut-il occuper pour construire le monde de demain ?
Portée par deux interprètes, cette forme légère reprend les codes de la jeunesse pour investir les établissements scolaires. Elle invite les élèves à faire entendre leur voix, à penser le monde qui les entoure et à prendre toute leur place dans une Histoire qui est aussi la leur.
C’est la faute à Robert ! sera ma deuxième mise en scène d’un texte de Gwendoline Soublin après Fiesta (en co-mise en scène avec Olivier Letellier), créé en janvier 2024.
Ce qui me touche dans l’écriture de Gwendoline Soublin, c’est sa langue : vivante, poétique et inventive. Elle joue avec les mots, les sonorités, les rythmes et les images.
J’aime sa capacité à faire cohabiter le drôle et le sensible, le quotidien et l’extraordinaire, sans jamais enfermer le récit dans une seule manière de regarder le monde.
Dans C’est la faute à Robert ! on découvre un groupe d’ami·e·s de CM2 qui se retrouve sur un banc pour scroller, traîner, jusqu’au jour où la maîtresse montre en classe une vidéo du discours de Robert Badinter.
À partir de cette situation très simple, Gwendoline Soublin fait progressivement surgir des questions beaucoup plus vastes autour de la justice, de la liberté, du courage et de la possibilité d’agir. Quelque chose se met en mouvement chez eux. Une question en entraîne une autre.
Quelle place ai-je, moi, dans la société dans laquelle je grandis ? Est-ce que je peux changer les choses ?
Ces questions, j’ai envie de les poser aux plus jeunes parce que moi-même, à bientôt 40 ans, je ne suis pas sûre d’avoir les réponses. Mais se les poser, c’est déjà commencer à faire bouger quelque chose.
J’aime que le théâtre soit un endroit où l’on peut s’émanciper, regarder le monde autrement et découvrir que nos voix comptent.
Un endroit de partage où l’on peut penser ensemble, même lorsque l’on n’est pas d’accord.
Je crois profondément que grandir, ce n’est pas seulement apprendre à devenir adulte. C’est apprendre à s’ouvrir au monde, à trouver sa singularité tout en apprenant à vivre avec les autres. C’est devenir progressivement acteur·ice de la société que nous construisons ensemble.
C’est la faute à Robert ! parle de comment un discours historique et politique peut amener des jeunes à se questionner, à se lever de leur banc et à vouloir plus. Et comment cette prise de conscience peut créer le désir de s’emparer collectivement de sa réalité, à son échelle, pour transformer son quotidien et celui des autres.
J’ai envie de m’appuyer sur ce que le théâtre peut faire de plus simple et de plus puissant : raconter avec les voix, les corps, quelques objets, et laisser aux spectateur·ices le soin de faire le reste.
Pour cela, je fais appel à l’univers du théâtre de récit que j’explore depuis des années aux côtés d’Olivier Letellier. Les deux comédiens seront tour à tour narrateurs et personnages. Les personnages existeront ainsi par la voix, par le corps, mais aussi par le théâtre d’objet.
Deux comédiens, quelques objets et des éléments simples pourront suffire à faire apparaître une multitude de personnages, de lieux et de situations.
Cette économie de moyens n’est pas une contrainte que l’on chercherait à dissimuler : elle devient une règle du jeu. Ce que le plateau ne montre pas directement peut alors exister autrement, par l’imaginaire.
Cette manière de raconter me semble particulièrement intéressante pour le jeune public parce qu’elle rend le·la spectateur·ice actif·ve. Je ne souhaite pas lui donner un monde entièrement fabriqué, dans lequel il·elle n’aurait plus qu’à regarder. Ici, les jeunes spectateur·ices sortiront du spectacle avec le plaisir d’avoir joué avec nous ; d’avoir imaginé, ri et fabriqué leurs propres images.
Fiona Chauvin
Fiona Chauvin
Fahartadji Ahmed-Ibrahim
Née aux Comores et grandie dans le 93 entourée d'ateliers artistiques à l'école. Elle plonge dans le chant au collège avec une Classe à Horaire aménagé (CHAM-chant) avant de découvrir le théâtre avec l’option théâtre du lycée Condorcet à Montreuil. Entre 2019 et 2022, elle se forme comme comédienne au CRR de Créteil, tout en terminant sa Licence de théâtre à l’Université Paris III. En 2021, elle rejoint le collectif La Belle Jeunesse, au Théâtre Louis Aragon à Tremblay-en-France (direction artistique Laure Hamidi). Elle développe en parallèle une pratique du hip-hop et de la kpop. Intègre la classe préparatoire Horizon Théâtre (Arcueil) en 2023, dirigée par la Compagnie Falaises et Plateaux, avant d'entrer dans la promotion 33 de l’Ecole Régional d’Acteur de Cannes et de Marseille (ERACM). Elle est liée à la compagnie Fictions collectives depuis 2019, avec qui elle co-écrit et met en scène CHANGER#1.Le Désir, dont la création est prévue pour janvier 2027 au Collectif 12.
Adrien Machillot-Daute
Adrien Machillot-Daute découvre le théâtre à l’âge de 7 ans dans le cours de sa ville.
Après plusieurs années a découvrir le travail de scène et avec son baccalauréat Option Théâtre, il débarque sur Bordeaux pour se former au conservatoire en parallèle de ses études en fac d’art du spectacle, il passe plusieurs fois les concours des écoles nationales et des classes préparatoires aux concours. En 2022, il réussit a intégrer la classe égalités des chances de l’école du TNBA, et en 2024 il intègre l’ERACM et il est actuellement en alternance aux Tréteaux de France.
En parallèle du théâtre, il pratique le catch en semi professionnel depuis 3 ans et a caché dans toute la France
Noémie Martin
Noémie Martin est une jeune comédienne d’origine tunisienne. Elle se forme au conservatoire du Puy-en-Velay où elle se découvre notamment une passion pour l’écriture. Elle continue sa formation au conservatoire de Strasbourg où elle y obtient son DET. Là-bas, elle découvre les textes de Gwendoline Soublin et Tiago Rodrigues qui marqueront profondément son parcours. Elle se formera aussi au jeu face caméra et découvrira les bases du cinéma aux côtés de Denis Dercourt où elle apprendra à écrire des scénarios et monter des courts métrages.
Elle passe un an à la classe préparatoire Horizon Théâtre, grâce à laquelle elle intégrera l’ERACM en 2024. À Horizon, elle écrira sa première pièce de théâtre, Fragments.
En 2027, elle travaillera aux côtés de Thomas Quillardet pour Ma Fossette, une pièce jeunesse.
Vivien Ruggiero
Originaire de Marseille, Vivien Ruggiero grandit entre le chant et les sports de combat, qu’il pratique intensément durant son enfance et son adolescence.
À 18 ans, ça lui manque : la scène, le collectif, l’engagement physique. Il trouve tout ça au théâtre et décide d’y rester.
Il se forme trois ans au Cours Florent auprès de Cyril Anrep, Antonia Malinova, Julie Recoing, Anne Suarez et Pierre Moure, avant d’intégrer la CPES du CRR de Paris, où il travaille notamment avec Marc Ernotte, Anne-Frédérique Bourget et Lucie Valon.
En 2024, il rejoint l’ERACM, où il poursuit aujourd’hui sa formation de comédien.
Au fil de son parcours, il a pu travailler sous la direction de Julien Kosellek, Hugo Théry, Fabrice Merlen, Marc Ernotte et Frédéric Giroutru. À côté du jeu, il développe ses propres projets de mise en scène et adore la transmission, l'enseignement et l'accompagnement des jeunes comédiens.
En 2026, il rejoint les Tréteaux de France en alternance pour sa dernière année de formation.
Camille Allain-Dulondel
Après un BTS Design d’espace à l’école Duperré (Paris), j’intègre l’ENSATT en scénographie pour trois années de formation (Lyon).
Sortie en 2014, différents projets m’ont amené à collaborer avec Carole Thibaut (CDN de Montluçon), Cie Philippe Delaigue, Timothée Lerolle (Cie Moonsoon), Julien Geskoff (Cie Le Bruit des Couverts), Jacques Descordes (compagnie des Docks), QuasiSamedi Production.
Actuellement, je travaille comme scénographe avec Julie Guichard (Compagnie Le Grand Nulle Part), La Cascade (pôle national cirque Ardèche), la Compagnie Soliloque, Maïanne Barthès (Cie Spell Mistake(s)), ou encore Jonathan Salmon.
Parallèlement à la scénographie théâtrale, je réalise des projets d’aménagement d’intérieur et d’extérieur, des installations, de la scénographie d’événementiel ou de festival. Je suis également intervenante scénographe depuis plusieurs années en lycée et en université.
Antoine Prost
Antoine Prost est sound designer et compositeur de musique électronique. Il travaille pour des compagnies de théâtre pour lesquelles il crée les bandes-son, et produit également sa propre musique. Ses recherches s’articulent autour de la création de paysages, composés d’une riche palette de textures sonores. Depuis sa sortie de l’ENSATT en 2014, Antoine Prost a été amené à collaborer à plusieurs reprises avec Olivier Letellier (Le Théorème du Pissenlit, La Mécanique du hasard, Bastien sans main,…), Charles Chauvet (La nuit animale, Chorea Lasciva), Margaux Eskenazi (1983), Mathilde Delahaye (Impatience), le Collectif Nightshot (La très bouleversante confession…) et le Collectif X (Le Royaume).