PHÈDRE

De Jean Racine (texte intégral) | Mise en scène Robin Renucci | Création le jeudi 26 mai à Aubervilliers

Distribution et équipe artistique

Avec : Judith D'Aleazzo (Panope), Nadine Darmon (Oenone), Marilyne Fontaine (Phèdre), Patrick Palmero (Théramène), Eugénie Pouillot (Aricie), Ulysse Robin (Hippolyte), Chani Sabaty (Ismène), Julien Tiphaine (Thésée)
Scénographie : Samuel Poncet
Costumes : Jean-Bernard Scotto
Assistanat à la mise en scène : Judith D'Aleazzo
Création décor : Éclectik Sceno 
Production : Tréteaux de France - Centre dramatique national

Résumé

" Phèdre n’est ni tout à fait coupable, ni tout à fait innocente.
Elle est engagée, par sa destinée et par la colère des Dieux,
dans une passion illégitime, dont elle a horreur toute la première. "
Jean Racine

 

Ce spectacle sera créé exceptionnellement dans les locaux des Tréteaux de France.
Les représentations auront lieu les 26, 27 et 28 mai et les 1, 2, 3 et 4 juin 2022.

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Au commencement : une confession, celle d’un amour que Phèdre avoue à OEnone, sa nourrice. Un amour qui se distingue par la puissance égale du sentiment de culpabilité qui l’accompagne. Car Phèdre aime Hippolyte, le fils de son mari, Thésée, et de sa précédente femme, Antiope.

Un jour, la prétendue mort de Thésée, roi d’Athènes, se répand dans la cité et arrive aux oreilles de Phèdre. C’est elle qui va l’annoncer à Hippolyte ; un message suivi d’un aveu, celui des sentiments coupables qu’elle éprouve pour ce « fils » : « J’ai dit ce que jamais on ne devait entendre. » Cette révélation plonge Hippolyte dans une rage folle. Il repousse Phèdre. Si la vérité est douloureuse à dire, il est une douleur encore plus intense à vivre : Hippolyte aime, certes, mais il aime quelqu’un d’autre. La souffrance n’a alors plus de fin, elle est absolue, comme l’amour.

Puis, une nouvelle rumeur se répand, Thésée n’est pas mort ; il est de retour et Hippolyte l’accompagne. Que va faire la reine déshonorée aux yeux de son époux ?

Ici, l’amour et la haine ont le même visage. Phèdre, attirée vers le crime par une fatalité irrésistible, exerce une fascination d’autant plus forte qu’elle résulte non du crime qu’elle commettra, mais du malheur qui l’y poussera. Au coeur de cette tragédie se joue un combat entre ombre et lumière, entre désir et raison, dicté par la violence des fantasmes qui animent Phèdre ; la plus touchante, la plus mémorable victime de l’amour.