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 “J'arpente les territoires de l'enfance depuis plusieurs années. Chercher les résonnances de nos gestes fondamentaux. Retrouver l'axe, le noyau qui nous constitue, revenir à cet endroit de l'enfance où tout bascule, peurs, émotions, indicible, invisible… Arpenter, à travers la pensée, le corps, le langage; cette mémoire pour la questionner. Si mon regard d'artiste n'est ni sociétal, ni sociologique, ni politique; il est totalement imbriqué à "notre moi", à "nos mille morceaux " qui cohabitent en nous, aux émotions qui nous traversent de façon fulgurante ou pérenne, à ces fils intimes qui s'enchevêtrent pour former une pelote, à ce fil que je tire pour trouver le bout, aux paysages sensibles qui nous construisent sur lesquels ni mot, ni image ne sont posés." 

La pièce fondatrice de Laurance Henry et a k entrepôt, “prémice(s)” créée en 2003 a tourné 10 ans et comptabilise plus de 500 représentations. “Mille Morceaux de Moi”, prix du festival Momix 2006, “Quand je me deux” sur des poèmes de Valérie Rouzeau et “entre deux pluies”, prix du festival Momix 2013 ont ancré Laurance Henry comme artiste de référence dans le champ de la création à destination de la petite enfance. “Tomber en Amour” en 2020 et “ce que je veux dire” en 2023 sont des pièces de référence pour la création à destination de l’adolescence. “mOts premiers” (2021) puis “teNir” (2024) actent la reconnaissance de Laurance Henry à l’international, de l’Espagne aux Pays-Bas, en passant par l’Italie, le Luxembourg, l’Allemagne et le Canada. 

Laurance Henry est artiste associée du Théâtre du Champ Exquis, Scène conventionnée Art Enfance Jeunesse à Blainville-sur-Orne depuis 2019, et artiste associée des Tréteaux de France, Centre Dramatique National - direction Olivier Letellier, à Aubervilliers, depuis janvier 2026. 

La compagnie a k entrepôt est conventionnée par la DRAC Bretagne, et soutenue par la Région Bretagne, le Département des Côtes d’Armor, la Ville de Saint-Brieuc, et Saint- Brieuc Armor Agglomération. 


Les projets accompagnés 

Ça commence par une interruption

Ça commence par un lundi matin, un lundi qui ressemble à tant d'autres.

Le week-end est fini, entre ennui et le comme d’habitude; il ne s’est rien passé, tu n’as rien à raconter.

En arrivant en classe, pour répondre aux regards, aux questions et transformer légèrement ton ordinaire, tu fais comme d’habitude, tu t’inventes un nouveau récit, une autre fiction.

Ça commence comme ça.

Mais ce matin là, on ne sait pas pourquoi, un élève de la classe t'interrompt et te demande de reprendre depuis le début.

Peut-on se raconter sans se la raconter ? Exagérer, transformer, omettre est-ce mentir ? Et de quel mensonge s’agit-il : mensonge bleu ou mensonge blanc ?

Avec ça commence par une interruption, Laurance Henry poursuit sa réflexion sur nos prises de parole, leurs singularités, comment le corps et le mot habitent le monde, racontent l’individu, créent lien à l’autre. Le mensonge pour dire ou ne pas dire.


En toute sincérité

« En toute sincérité » est un projet de théâtre et corps.

Il s’agira d’interroger la sincérité ou du moins l’absence de sincérité au coeur de notre société et débats où tout ne serait que mensonge et insincérité, au coeur de nos relations sociales où tout ne serait que masque et représentation, au coeur des relations affectives, la famille étant le premier lieu des non-dits, au coeur de soi que l’on fuit par crainte de ne pas nous reconnaître.

« En toute sincérité » : dans une agora, 4 personnages traversent différentes situations « quotidiennes » dans lesquelles le mensonge interfère. Tour à tour protagonistes de l’histoire en cours, témoins, confidents, avocats..., les 4 interprètes, dans un ballet soutenu et vif, nous invitent, nous public, à intervenir, dialoguer.

Sans jugement définitif, loin de toute prise de parole manichéenne, il s’agira de faire circuler la parole entre le public et ces figures présentes afin de se poser ensemble la question du mensonge, de la sincérité dans chaque situation traversée. Mensonge partagé sur les réseaux sociaux, celui qui empoisonne une première histoire d’amour, celui que l’on se fait à soi-même quant à un avenir, celui qui bouleverse les liens avec les parents…quand l’intime croise éthique, morale, politique.

Les interprètes se partageront une parole chorale au plus près des spectateurs en supprimant le 4ème mur avec une adresse directe au public. Une circulation de la parole, du verbe, du corps loin de toute morale et jugement et où, l’écoute et la nuance, prédomineront. 

La pièce sera créée pour jouer en frontale sous 2 versions : une version plateau/ théâtre et une version pour salles non dédiées avec les gradins de la cie : gradins sécurisés, bois et aluminium, installation rapide, 180 places.