1 date à venir

5 novembre 2019

Niort

Niort (79)

L'ENTREE EN RESISTANCE

Collectif de réalisation Jean-Pierre Bodin, Alexandrine Brisson, Christophe Dejours et Jean-Louis Hourdin

Distribution et équipe artistique

Avec Jean-Pierre Bodin et Christophe Dejours

Christophe Dejours

Lorsque nous avons demandé à Christophe Dejours une biographie pour ce dossier, entre les études, les 8 diplômes obtenus, les 10 fonctions exercées, les 13 postes occupés dans l’enseignement et la recherche, les 36 titres, les 39 ouvrages publiés, cela représentait 12 pages bien remplies. En voici un résumé : médecin, ex-assistant de médecine du travail à la Faculté de Médecine-Paris, ex-psychiatre des Hôpitaux, psychanalyste membre de l’Association Psychanalytique de France, membre adhérent de l’Institut de Psychosomatique de Paris, Professeur titulaire de la chaire Psychanalyse-Santé-Travail au CNAM, Président du Conseil Scientifi que de la Fondation Jean Laplanche (Institut de France), Fondateur de la psychodynamique du travail, Directeur de l’Institut psychodynamique du travail de Paris.

Quelques ouvrages : Souffrance en France (La banalisation de l’injustice sociale) Le Seuil. L’Histoire immédiate 1998 ; Travail Vivant, Tome 1 sexualité et travail, Tome 2 Travail et émancipation - Payot 2009 ; La Panne - Bayard 2012 ; Le Choix. Souff rir au travail n’est pas une fatalité - Bayard 2015.

Résumé

« Résister : du latin resistere qui signifie “s’arrêter, ne pas avancer davantage”, est l’action de se dresser et de demeurer debout. 

Coproduction Tréteaux de France, Centre dramatique national / La Mégisserie scène conventionnée pour les arts les imaginaires et l'éducation populaire / OARA Office Artistique Région Nouvelle-Aquitaine. 

Diffusion du Spectacle
Contact
 
Maud Desbordes
01 55 89 12 58 – 06 82 57 50 36 – maud.desbordes@treteauxdefrance.com

Le monde change, radicalement ; comme jamais dans l’Histoire. Nous le savons. Nous n’y croyions pas. C’est là. Nous sommes entourés d’assassins. Nous ne pouvons plus continuer le geste théâtral comme nous l’avons fait jusqu’ici. Il nous faut inventer et “inventer c’est penser à côté” (Albert Einstein).
Il nous faut résister, inventer de nouvelles luttes, de nouveaux poèmes, face aux menteurs qui décrètent la fatalité de la fin de l’Histoire, de la lutte des classes, des idéologies, des utopies.
Face à tous ces menteurs qui nous imposent leur fatalité du tout-économique et de l’ultralibéralisme, nous, nous disons qu’il n’y a pas de fatalité si ce n’est celle, rebelle, des poètes.
Pour accompagner le jeu des deux comédiens, des images filmées les enroberont par moments, les noyant parfois, leur permettant aussi de surgir d’elles : La forêt et son combat, les humains et les leurs.
Dans le spectacle Très nombreux, chacun seul, créé en 2012, nous abordions la question de la souffrance au travail, induite par les nouveaux managements.
Avec L’Entrée en résistance nous souhaitons prolonger ces réflexions et questionnements autour de cette notion de « résistance ». Comment au sein de son entreprise laisser la pensée se remettre en marche ? 

Biographie du metteur en scène

Jean-Pierre Bodin

En 1984 Jean-Pierre Bodin rencontre les metteurs en scène Jean-Louis Hourdin et Robert Gironès au Théâtre Poitou-Charentes qui deviendra le Centre Dramatique Régional.
De 1984 à 1994, il accompagne comme régisseur toutes les créations de Jean-Louis Hourdin. Toujours sous la direction de Jean-Louis Hourdin, Jean-Pierre Bodin devient comédien. Avec la complicité de François Chattot, Jean-Pierre Bodin devient acteur-auteur et crée Le Banquet de la Sainte-Cécile (1994), Parlez pas tout bas (1997), Beauté Misère (2001), Le Parquet de Bal (2003), La Question de Henri Alleg (2005), Chemise propre et souliers vernis (2009). Très nombreux, chacun seul avec la complicité d’Alexandrine Brisson et Jean-Louis Hourdin (2012), Ordinaires (2013), Inaugurations (2014), Les Gravats (2017). Il imagine ses spectacles micro et bloc-notes en main. Son écriture naît toujours de la collecte de témoignages. Il entreprend régulièrement une réfl exion et un travail en milieu rural, cher à son coeur.

Alexandrine Brisson

Musicienne : classique puis au cinéma et au théâtre (Christian Dente, Jean-Louis Hourdin). Elle compose les chansons (paroles et musiques) de spectacles de Jean-Pierre Bodin : Beauté misère, La question, Chemise propre et souliers vernis, Les Gravats… et du court-métrage C’était pas la guerre (prix de la SACEM). Costumière : assistante d’Erhard Stiefel (Antoine Vitez, Maurice Béjart) et de Michel Journiac (Méfaits d’hiver, Le vierge mère). Créatrice de costumes pour le cinéma, la danse (Odile Azagury, Kilina Cremona, le théâtre (Jean-Louis Hourdin : Coup de foudre, Farces, Boby, El Halia et tous les spectacles de Jean-Pierre Bodin excepté La question).
Auteure : de plusieurs scénarios et de textes pour la chanteuse Cécile Phi (album Cécile a dit). Co-Auteure de Chemise propre et souliers vernis, Très nombreux, chacun seul, Les Gravats. Réalisatrice : C’était pas la guerre CM, prix jury jeune à Clermont-Ferrand 2003, prix meilleur scénario à Tarragone) adapté en nouvelle accompagnée du DVD (Actes sud Junior). Atelier de réalisation auprès de mineurs sous main de justice : Plus tard. Portraits de réalisatrices : Entre elles. Images des spectacles Très nombreux, chacun seul, Ouvriers niortais, Fête vos voeux et Désoeuvrer.

Note d'intention

Comment habitons-nous notre monde ?

Pour cette nouvelle création, nous allons remettre en route ce qui guide nos aventures théâtrales : les rencontres, les échanges, le vécu, en essayant d’ouvrir nos intelligences pour réfléchir ensemble (musique, textes, films, pensées des poètes et des chercheurs) … 

Nous effectuerons un travail d’enquête et de collectage auprès de salariés, syndicalistes, juristes, médecins du travail, chercheurs… Nous établirons un parallèle avec le « monde animal au travail » (élevage, animaux de trait, de portage, de cirque etc…) et les conséquences de son exploitation sur les pathologies développées chez l’humain qui l’accompagne, sans oublier la résistance animale, et celle de la nature, mise elle aussi à contribution de la rentabilité néo-libérale au détriment de l’humanité.
La construction du spectacle nécessitera en amont du travail au plateau, un travail d’écriture, de tournage et montage vidéo, en lien étroit avec Christophe Dejours, fondateur de la Psychodynamique du Travail, déjà présent « virtuellement » dans Très nombreux chacun seul et qui cette fois, sera présent sur le plateau : croisement du théâtre et de la recherche critique.

Pour transmettre au plus grand nombre des pistes vers des solutions, nous inventerons un dispositif scénique autonome pouvant se poser partout: théâtres, universités, entreprises, permettant de réfléchir avec les lieux d’accueils à l’itinérance du spectacle.
Le théâtre doit être le porte parole de ces salariés face à la pensée néo-libérale.