HORIZON BLANC

Joséphine Chaffin - Mise en scène de Matthieu Roy

Distribution et équipe artistique

pour 2 comédien.ne.s (Distribution en cours)

Résumé

Un horizon blanc. Peut-être un champ illimité des possibles, peut-être un désert vide de sens. 

Petite forme itinérante // jeune public à partir de 7 ans
Possibilité de jouer en classe

Production : Tréteaux de France - Centre dramatique national / coproduction en cours

Contact production / diffusion :
Maud Desbordes 
06 82 57 50 36
maud.desbordes@treteauxdefrance.com

 

Nous voici à la rencontre d’un enfant vampire, un.e petit.e vampire d’aujourd’hui, coincé.e à un âge d’enfant quand ses camarades humains grandissent. C’est peut-être le rêve, le paradis sur Terre : il.elle peut jouer à l’infini, faire des blagues et des bêtises sans fin, ne jamais endosser les responsabilités de l’âge adulte, rester sous la protection éternelle de ses parents, visiter le monde entier. Mais au bout d’un certain temps, au bout de deux ou trois décennies à avoir six ans : est-ce que le temps ne semblerait pas long ? 
Notre vampire aimerait bien aussi prendre de l’âge, se sentir changer et changer en même temps que son entourage, avoir des besoins et des désirs inédits, prendre des risques, ressentir l’adrénaline, rêver, avoir peur, oublier des choses et ne se souvenir que de l’essentiel, chérir des moments précieux, trouver le temps long ou trop court, grandir en même temps que l’élu.e de son cœur, s’améliorer, avoir des enfants... 

En 2018, à l’heure du développement incroyablement rapide de l’intelligence artificielle et des biotechnologies, on ne se contente plus de rêver de l’homme augmenté : les transhumanistes prédisent l’homme immortel !  Si le temps se fige et ne nous coule plus entre les doigts, est-ce que ce avec quoi nous aimons le remplir quand il passe trop vite à notre goût saurait nous plaire autant, nous rendre toujours heureux, donner un sens à notre vie ? Je veux aborder ce paradoxe à la lumière d’une figure à la fois populaire et emblématique de l’immortalité : le vampire. Au croisement des registres gothique, romantique et humoristique, il est un monstre proche de nous en ce qu’il interroge comme en négatif notre rapport au temps et la mort.

Note d'intention

Si les petits ne saisissent pas encore le caractère absolument irréversible de la mort, ils comprennent en revanche intimement ce que signifie l’arrêt du temps, le temps figé, l’enfermement dans une enfance éternelle. Est-ce que c’est bien de grandir, est-ce utile ? Est-ce que ça fait peur ? Est-ce que ça serait bien de rester enfant et insouciant ? Les petits s’emparent de ces questions philosophiques, qui sondent profondément notre humanité.  
Joséphine Chaffin